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Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

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Il n’est jamais facile d’apprendre qu’un proche souffre de la maladie d’Alzheimer, et chacun réagit différemment à une telle nouvelle. Certains se sentent soulagés d’enfin savoir quel est le problème et de connaître l’origine des symptômes qu’ils ont observés. D’autres subissent un choc et se demandent comment ils réussiront à surmonter ce qui les attend. D’autres encore remettent en question l’exactitude du diagnostic. Ils croient que leur proche devrait subir d’autres tests ou obtenir un deuxième avis avant d’accepter qu’il s’agit bel et bien de la maladie d’Alzheimer.

Toutes ces réactions sont normales. Recevoir un diagnostic d’Alzheimer peut être accablant. Les personnes touchées doivent accepter la nouvelle à leur rythme et ressentent souvent le besoin d’en parler durant le processus d’acceptation. Il est toutefois important de vous rappeler que vous n’êtes pas seul et que beaucoup de personnes peuvent vous aider. Vos amis, les autres membres de votre famille, le bureau local de la Société Alzheimer, des professionnels de la santé et des organismes de soutien peuvent vous épauler et vous aider à composer avec cette nouvelle situation. Un jour ou l’autre, la plupart des gens trouvent une façon d’accepter le diagnostic.

Parmi les émotions que vous pouvez ressentir au moment d’apprendre que votre proche est atteint d’Alzheimer, mentionnons les suivantes :

Anxiété : Votre proche sera probablement inquiet de ce que l’avenir lui réserve, alors que vous pourrez ressentir de l’anxiété à l’idée d’avoir à le soutenir tout au long de la maladie.

Frustration : Votre proche peut être frustré du déclin de ses capacités, tout comme vous pouvez l’être de devoir vous occuper d’une personne qui dépendra de plus en plus de vous.

Deuil : Il est possible que vous ressentiez un deuil ou une profonde tristesse en pensant à l’avenir que vous aviez imaginé. Bien que la personne soit toujours vivante, il est normal d’éprouver un sentiment de deuil.

Culpabilité : Alors qu’il se peut que votre proche se sente coupable ou croie que la situation est causée par sa faute, vous pouvez vous sentir confus au sujet de l’aide que vous pouvez lui apporter maintenant ou coupable du temps nécessaire à l’établissement du diagnostic.

Déni : Vous ou votre proche penserez peut-être que le diagnostic est erroné ou que votre vie ne changera pas pour autant. Il peut alors vous être utile d’obtenir un deuxième avis.

Il se peut que vous ressentiez ces émotions de façon intermittente. Elles ne surviennent pas dans un ordre précis et ne sont pas toutes vécues par les personnes qui reçoivent un tel diagnostic. Un matin, vous pouvez être en colère en vous levant, puis vaquer à vos activités de la journée et vous sentir en paix le soir venu. Il est même possible que vous ayez des réactions « inappropriées », par exemple, avoir envie de faire des blagues ou minimiser l’envergure de la maladie et de ses symptômes. Ne soyez pas trop dur envers vous-même. Toutes ces réactions sont normales – il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon de réagir.