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La détection des premiers signes par la famille et les amis

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Il est possible que vous ne remarquiez aucun signe ni symptôme lorsque la maladie d’Alzheimer commence à affecter le cerveau d’un être cher. Après quelque temps cependant, de légers troubles de la mémoire apparaissent et s’aggravent progressivement. La personne atteinte peut oublier des faits ou des choses qu’elle connaît très bien, comme le nom des personnes de son entourage et des lieux familiers, les mots pour exprimer ce qu’elle veut dire ou l’emplacement des objets du quotidien.

Il est important de reconnaître les signes annonciateurs de la maladie pour de nombreuses raisons :

  • Les signes et les symptômes observés peuvent provenir d’une autre maladie qui peut être guérie. Par exemple, si la démence est causée par une tumeur au cerveau, un traitement approprié sera administré plus tôt.
  • Dans le cas d’un diagnostic d’Alzheimer, vous et la personne atteinte pourrez commencer à planifier l’avenir en prenant les décisions qui s’imposent, et votre proche pourra participer à la prise de décisions pendant que ses facultés le lui permettent encore.
  • Les médicaments indiqués pour soulager les symptômes agissent mieux quand ils sont administrés dès le début de la maladie.

Traitements possibles : Pourquoi traiter? Regardez la vidéo enregistrée par une aidante.

vidéo sur les traitements possibles

Une aidante décrit en quoi le diagnostic l’a aidée à passer à l’étape suivante, c’est-à-dire à chercher un traitement adéquat.

 

Parents et amis peuvent jouer un rôle important

Compte tenu de la nature de l’affection, une personne atteinte d’Alzheimer n’est pas nécessairement la mieux placée pour évaluer ses propres capacités de façon adéquate. C’est la raison pour laquelle la famille et les amis qui connaissent bien les habitudes de la personne jouent un rôle clé dans la détection de la maladie. Les médecins se fient en grande partie à eux pour connaître les changements de comportement ou d’humeur, les déclins de la mémoire et les troubles du raisonnement associés à la maladie. Le fait de tenir un journal des symptômes – comme celui qui se trouve sur ce site Web – peut faciliter le suivi et la déclaration de ces changements.

Peut-être hésitez-vous...

Il n’est pas facile de voir un être cher vivre des difficultés. Les membres de la famille sont donc souvent réticents à reconnaître qu’il y a un problème. C’est tout naturel. En fait, plusieurs raisons expliquent pourquoi ces personnes choisissent parfois de ne pas accompagner leur proche chez le médecin, y compris :

  • le manque d’information au sujet de la maladie;
  • le fait qu’elles ne croient pas (ou ne veulent pas croire) que le changement de comportement chez leur proche soit provoqué par une maladie;
  • le sentiment de ne pas pouvoir décrire les symptômes qu’elles ont remarqués;
  • un sentiment d’accablement lié à la peine, à une perte et à la transformation éventuelle de la relation avec la personne atteinte;
  • la peur qu’il s’agisse bel et bien de la maladie d’Alzheimer.

Bon nombre de membres des familles de personnes atteintes ont mentionné qu’avant de recevoir le diagnostic, ils étaient rongés par l’inquiétude en regardant l’état de leur proche se détériorer. Une fois le diagnostic posé, ils se sont sentis soulagés d’enfin connaître la nature de la maladie et de pouvoir élaborer un plan de soins. C’est ce sur quoi vous devez vous concentrer, car si votre proche est atteint d’Alzheimer, plus vous consulterez un médecin rapidement, plus vite le traitement pourra débuter. Vous pourrez ainsi maximiser le temps que vous pourrez passer avec cet être cher.